• Clémence

Pâte à tartiner, pourquoi, comment

Hello !


Maintenant que vous en savez un peu plus sur nous, je remonte encore un peu dans le temps pour vous parler du début de notre aventure, à savoir pourquoi et comment nous en sommes venu·es à faire de la pâte à tartiner…


La « pâte à tartiner »…


Comme beaucoup d’enfants des années 90, nous avions toujours un pot chez nous. Chez nos ami·es, il y en avait également toujours dans les placards. On en tartinait volontiers sur du pain, des pains au lait, des crêpes…certains la mangeaient même directement à la cuillère, devant les dessins animés. On ne voyait pas le problème, c’était tellement bon !


Puis en grandissant (15-20 ans après ?) on se met à réfléchir un peu plus , et on découvre des choses. Il y a quelques années, on a commencé à se rendre compte que l’huile de palme était utilisée partout dans l’industrie agro-alimentaire. Et que sa culture avait ses conséquences désastreuses. Eh oui, - je reprends pour les deux du fond - elle intervient dans la composition de 80 % des produits alimentaires dans le monde, et est responsable d'une déforestation dramatique en Indonésie et en Malaisie, qui engendre une destruction des éco-systèmes et l'augmentation de l'émission des gaz à effet de serre*...pas génial, hein ? On la trouve partout, pâte à tartiner, chips, biscuits, céréales, chocolat, boissons... c'est normal, elle sert à tout et elle ne coûte pas cher !



Avez-vous 5 minutes pour parler de la NOISETTE

On a donc commencé à consommer de très bons substituts de cette fameuse pâte à tartiner, estampillés « sans huile de palme », et toujours avec beaucoup d’huile. Hmmm de l'huile ! L’illusion était parfaite.

Les années passant, nos goûts évoluaient. Le sucre omniprésent nous dérangeait de plus en plus. Le gras devenait un problème aussi…On aime la junk food, mais il y a un temps et un endroit pour tout. Et là, on pensait pouvoir faire mieux.


Nous avons donc commencé à faire des tests à la maison. On a réfléchi : qu’est-ce-qui nous plaisait dans cette fameuse pâte à tartiner de notre enfance ? Ce n’était pas comme du chocolat, il y en avait très peu finalement, c’était plus doux (Hmmm de l'huile !), mais c’était bien le goût de noisette (pas beaucoup non plus, 13%) qu’on appréciait. C’était donc sûr, notre produit allait mettre l’accent sur la noisette. Tiens, et si on laissait des morceaux ?


Nous avons donc décidé de créer notre propre pâte à tartiner. Simon, qui est pâtissier, a été commissionné de la lourde tâche d'élaborer la recette. Moi je goûtais et je critiquais, le poussant dans ses retranchements, jusqu'à obtenir 3 échantillons plus que satisfaisants que nous allions faire goûter à nos ami·es et notre famille.



#dévotion

Les résultats des tests allaient globalement dans le même sens que nous au niveau gustatif. Hourra !


Nous pouvions donc commencer les choses sérieuses...Nous voulions que le produit soit parfait. Nous ne le sommes pas, mais si nous prenions la responsabilité de créer quelque chose et de le vendre, le produit cocherait toutes les cases, du moins le plus possible...


Tout d’abord le produit serait bio. Il nous paraît inconcevable de faire du non bio aujourd'hui, avec toutes les conséquences connues et inconnues des pesticides sur la santé. Devions-nous prendre le label AB? Nous avons découvert que le label était payant (comme tout : bonjour créateurs d’entreprise !). Nous avons donc décidé de nous en passer pour le moment, mais si nous estimons que cela freine notre développement nous y réfléchirons. Cela nous ferme les portes de certains points de vente, et il est vrai que voir le logo apposé sur un produit rassure le consommateur... Nous n’avons pas le droit de l’écrire sur le devant de l’étiquette, même si toutes nos matières premières sont, elles, certifiées bio. Nous faisons confiance à nos client·es pour lire les étiquettes et à nos revendeur·euses pour communiquer là-dessus (et nous, c'est quand même la moindre des choses) ! :)

Le sucre de canne et le chocolat noir (origine Pérou) devaient être équitables. Ce n'est pas écrit sur l'étiquette. Eh oui, c'est un bête oubli, c'est idiot hein ? Ce sera noté sur les prochaines.


A propos du lait, c’est simple, nous avions décidé depuis le début de faire du vegan. Nous avons même failli ouvrir un restaurant vegan, mais c’est une autre histoire. A titre personnel, nous pouvons remercier L214 de nous avoir montré la vérité sur les produits animaux qu’on retrouve dans nos assiettes. Nous reviendrons sur notre régime alimentaire (pour ceux que ça intéresse) dans un prochain article. Notre pâte ne contient donc pas de lait, et si nous faisons d’autres produits par la suite, ils seront également vegan. Ainsi notre pâte convient à tout le monde !


Enfin la texture. Nous avons donc fait beaucoup de tests. Nous ne voulions pas faire un produit bas de gamme constitué essentiellement de sucre et d’huile, et d'un peu de cacao en poudre. Nous avons donc utilisé la noisette en premier ingrédient, et décidé de ne rajouter aucune huile. Nous réalisons un praliné avec beaucoup plus de noisettes que de sucre. Vous aurez remarqué que notre pâte est plus compacte que la plupart de celles qu'on trouve dans le commerce, c'est vrai. Nous avons décidé de ne pas ajouter d'émulsifiants (comme la lécithine de soja) ou de conservateurs. Mais bonne nouvelle, nous pensons avoir amélioré la texture depuis le début de la vente (#produitvivant). :)



On voit que ça croustille, non ?

Pour les contenants, exit le pastique évidemment. Ce sera donc des pots en verres avec couvercles recyclables. L'idéal serait de mettre en place un jour une consigne à grande échelle. Pour l'instant nous le faisons pour une boutique, l'Entre Pots dans le 14ème arrondissement de Paris. Cela représente une logistique considérable, puisque nous devons récupérer les pots, les stocker, puis les nettoyer...


Enfin la fabrication sera artisanale. Ben oui, puisqu'on fait tout nous-mêmes ! Il était inimaginable pour nous de concevoir quelque chose et de ne pas mettre la main à la pâte. C'est notre recette, et nous en sommes fiers.


Nous nous sommes donc aperçu·es après tout ça et en calculant les coûts, que notre produit n’allait pas rentrer dans la case « consommation courante » niveau prix, mais plus « épicerie fine ». Nous étions tiraillé·es, car notre but n’était pas de concevoir un produit inaccessible au plus grand nombre, mais nous ne voulions pas faire de concession sur la composition ni la fabrication.


Nous avons donc conçu une étiquette qui allait dans ce sens. Un joli pot qu’on peut offrir à quelqu’un, au lieu du sempiternel bouquet de fleurs, mais qui ne serait pas juste du marketing, avec une vraie éthique derrière.


Nous rentrons dans cette philosophie que nous retrouvons chez de plus en plus de personnes : consommer moins (enfin tout dépend du porte-monnaie), mais mieux ! En effet beaucoup de gens font plus attention à leur alimentation, à la surconsommation, aux emballages, et se renseignent sur les conditions de fabrication de leurs achats. Ainsi vous pouvez vous offrir un pot d’Objet Fétiche de temps en temps, en sachant que vous faites un achat pas trop cracra (niveau éthique, et niveau goût...on espère).


Les retours que nous avons eus de votre part sont pour le moment excellents. Nous en sommes très heureux·ses et nous sommes plus que jamais motivé·es pour la suite !



A la prochaine !

*source : https://www.geo.fr/environnement/huile-de-palme-ses-veritables-consequences-sur-lenvironnement-193387


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